Née le 23 décembre 1997, dans le village rural de Sauvagnon, j’ai grandi au cœur des Pyrénées-Atlantiques, où la nature m’a transmis des valeurs d’équilibre et de liberté.
Je joue au basket depuis mes 6 ans, évoluant du niveau départemental au pré-national.
Après des études en sciences sociales et politiques à l’Université de Montréal et en Action Humanitaire Internationale à Paris 12, je deviens organisatrice syndicale et directrice d'une association pour agir directement auprès des communautés victimes d'injustices, en les formant à porter des revendications.
En tant que militante politique, j’ai participé à l'élection présidentielle de 2022 via la Primaire Populaire comme plus jeune candidate, apportant une vision résolument progressiste et féministe.
J'adore voyager, et vivre de nouvelles expériences aux sensations fortes.
Mes études
BACHELOR
Mon militantisme a d'abord pris forme dans les idées avant de s'illustrer dans les pratiques.
Indignée très jeune par les injustices, j'ai voulu en comprendre les origines.
Au lycée, j'ai suivi un parcours ES, option Sciences Politiques, puis à 17 ans, je me suis envolée pour la 1ère fois seule à des milliers de kilomètres de chez moi pour suivre un Bachelor en Etudes Internationales à l'Université de Montréal (2015-2018). Ce programme comprenait des cours d'histoire, d'économie, de droit, de théorie politique, de relations internationales ou encore d'anthropologie (mon préféré).
Le slogan de mon association étudiante "L'élite de demain", ainsi que les profils sociologiques de mes camarades de classe m'ont vite fait prendre conscience que je me prédestinais, dans ce cursus, à occuper des fonctions institutionnelles, gouvernementales, diplomatiques, qui reproduisaient finalement les mêmes schémas de domination que je souhaitais combattre. Il était clair pour moi que plutôt que de travailler dans un bureau, je souhaitais m'engager concrètement sur le terrain pour changer la vie des plus vulnérables.
Stage aux Philippines
Je termine mon Bachelor en effectuant un stage de fin d'année aux Philippines dont la mission est de réaliser un documentaire vidéo pour le Palawan Council for Sustainable Development, organisation gouvernementale qui oeuvre pour la protection de la biodiversité de l'île de Palawan.
Ce documentaire "Palawan, Our biosphere, Our home " fut présenté à la Convention sur la Biodiversité des Nations Unies, en Egypte, en novembre 2018.
MASTER
De retour en France pour un Master en Politiques Publiques parcours Action Humanitaire Internationale à l'Université Paris-Est Créteil (2019-2021), je découvre un mouvement d'éducation populaire politique, Émancipation Collective, co-fondé par Paul Poulain et son frère. Les membres de ce mouvement ont pour vocation de re-politiser le territoire français, notamment les habitants de zones rurales et de quartiers populaires, en allant poser des questions sur l'amélioration de la société, afin d'imaginer et construire, avec eux, une société égalitaire.
Stage en Colombie
C’est dans les quartiers populaires de Barranquilla, en Colombie, que je mets en pratique ces méthodes d'éducation populaire pour la première fois en février 2020 en tant que coordinatrice de projet pour l'agence de développement de projets sociaux Cleo. J'anime des ateliers socio-culturels et sportifs auprès de jeunes de quartiers très défavorisés (rugby social, breakdance, dj, maquillage...), mais aide aussi au développement de méthodologies d'évaluation et à la recherche de fonds.
Malheureusement, la pandémie COVID touche le pays dès le début du mois de mars, et met rapidement un terme à nos activités extérieures. Nous nous adaptons en réalisant des distributions de produits de première nécessité aux familles participant à nos programmes.
Grâce au réseau de ma tutrice et directrice de l'agence, Cécile Lavergne, philosophe et politologue française, ainsi que mon amour pour la musique, je clôture mon stage en organisant le festival de charité de musique en ligne Caribaid pour récolter des fonds pour les familles dans le besoin.
Mon parcours militant
PEPS
A la même période, une confédération de mouvements d’écologie de rupture voit le jour en France sous le nom de Pour une Écologie Populaire et Sociale (PEPS). Ma tutrice de stage est connue de nombreux de ses membres et m’invite à leurs premières rencontres d’été en août 2020. A mon retour de Colombie, je me rends donc dans la Drôme pendant quatre jours pour aborder de nombreux thèmes liés à l’écologie (agro-écologie, écologie sociale, écoféminisme, écologie décoloniale…). Quid de l’écologie populaire ? Pourtant, cette notion mal-définie dont les mouvements sociaux se saisissent pour légitimer la nécessité de rendre l'écologie accessible à toutes et à tous, se cristallise autour d'un enjeu primordial : comment faire de l'éducation populaire en termes d'écologie ? Ou encore : comment organiser concrètement des communautés au front des enjeux écologiques et les accompagner dans leur compréhension critique de la société ? Je suis ravie de découvrir un mouvement politique qui tire ses inspirations de penseurs communs.
Alliance Citoyenne
Je rencontre Yoan Pinaud, premier intervenant de ces journées d'été, organisateur de communauté à l'Alliance Citoyenne de Seine-Saint-Denis, qui témoigne de l'efficacité des méthodes de mobilisation du « community organizing » à l'échelle locale, auprès de communités victimes d'injustices sociales et environnementales. Me voilà déterminée. Je débute ma formation d'organisatrice de communauté en septembre 2020, et je serais officiellement embauchée en mai 2021, à la fin de mon master.
Notre Maison Brûle
Paul Poulain est aussi présent aux rencontres. Dans un moment d'intense réflexion, nous nous décidons, aux côtés d'un étudiant en géographie, d'un militant anti-nucléaire et d'un graphiste, à créer Notre Maison Brûle, une plateforme d'auto-défense face aux dangers industriels qui développe des projets de cartographie collaboratives et d'outils d'éducation populaire pour se former, se renseigner et communiquer à toutes les échelles sur les dangers industriels.
Mes révélations
Murray Bookchin
Alors que j'étudie encore au Canada, je fais la découverte du livre "Une société à refaire" de Murray Bookchin. Pour la première fois, une pensée théorique et ses concepts résonnent profondément en moi : l’écologie sociale, le municipalisme libertaire (communalisme) et l’intérêt général de l’humanité prennent tout leur sens. Cette vision du monde m’offre une nouvelle lecture de la société, plus juste et plus complète. Inspirée par cette révélation, je choisis d’en faire mon outil de travail, en reprenant ces concepts et en les diffusant au plus grand nombre.
Les Gilets Jaunes
En parallèle, les Gilets Jaunes font leur apparition en France. Frustrée de ne pas participer à ce que je considère comme un moment charnière de l'Histoire de mon pays, je suis attentivement les différents actes de ce mouvement d'écologie populaire, et les réactions du gouvernement. Ces dernières sont une nouvelle fois décevantes. Refus de dialogue, déni de démocratie. Une contestation d'une telle ampleur aurait dû faire changer les choses. Comment quelques centaines de personnes au sein d’un gouvernement peuvent représenter les intérêts de 67 millions de français ?
C’est impossible : ce schéma centralisé ne fonctionne pas, il faut que ça change : que l’on se réapproprie collectivement le pouvoir et qu’on le partage pour favoriser le vivre ensemble. Les manifestations ne sont plus suffisantes, alors comment faire ? Qu'est-ce qui bloque ? Les premières et les premiers concernés par les injustices ou inégalités du quotidien ne sont pas représentés. Le système actuel détruit en ce moment même ce qu’il reste des communs et des services publics pourtant rudement acquis par les générations précédentes. Il est urgent de s'organiser à la base, de semer des graines, d'éduquer le peuple face à lui même avant de s'insurger face aux élites. Je pris conscience de la nécessité de diffuser des méthodes d'éducation populaire, de rétablir des espaces de dialogue, de solidarité. Souvent, je rêve de relancer le mouvement, en participant à renforcer et structurer son organisation.
Le métier d'organisatrice de communauté
Le métier d'organisatrice de communauté ou community organizer a été la découverte d'une vocation. C'est au sein de l'association Alliance Citoyenne que je découvre ces méthodes d'aller-vers, pour former les gens à devenir des militants. Aller à leur rencontre sur leurs lieux de vie, au porte-à-porte, les écouter, les fédérer, les former à porter des revendications auprès des décideurs. Ma première pensée a été de me dire que chaque "politicien" devrait passer par ce type de formation parce que l'on est confronté à la réalité des gens, évitant la déconnexion si propre à nos dirigeants quand il s'agit de statuer sur nos vies.
Et puis, quel métier me correspondait mieux que de devenir militante professionnelle ?
J'ai découvert dans le community organizing et la démocratie d'interpellation une première expérience en politique qui m'a redonné espoir pour faire changer les choses.
J'ai vu des personnes qui se disaient complètement déconnectées de la politique se mobiliser et se battre, apprendre, gagner en confiance et en détermination. Des locataires vivant dans des logements insalubres, des femmes discriminées par leur religion, des femmes vivant à la rue, des riverains exposés à des pollutions industrielles...
J'ai vu l'effet de la patience et de l'accompagnement sur leur capacité à revendiquer leurs droits jusqu'à ce qu'ils soient écoutés et pris en compte.
J'ai vu à l'oeuvre, l'émancipation par l'action, le développement du pouvoir d’agir et la réconciliation avec la politique. Car la politique ne se limite pas à sa définition institutionnelle (le gouvernement, les élections, les ministères), c'est aussi ce qui fait partie de nous !
Nous sommes toutes et tous politisés au travers de nos paroles, de nos choix et de nos actes, nous sommes donc toutes et tous compétents en la matière.
Je suis convaincue qu’il est possible de faire de la politique autrement : mobiliser militants déjà engagés, non-militants en faisant de l'éducation populaire et experts en quête de sens, pour changer les règles et constituer une démocratie directe, à des échelles locales, fédérées entre elles.